Un arrêt important en matière de harcèlement vient d’être rendu par la Cour de cassation.
Le harcèlement, basé sur l’article 1152-1 du code du travail, est constitué par une suite d’éléments répétitifs portant atteinte à l’intégrité psychique ou physique du salarié.
Dans cette affaire, il a suffit d’une remarque unique et isolée pour condamner l’employeur pour conditions vexatoires de la rupture du contrat de travail.
En effet, l’employeur a justifié le licenciement par des propos particulièrement dures envers la salarié, la prenant à partie sur un soit disant désagrément du à son odeur corporelle, en utilisant les termes de « nauséabonde » ; « gangrène » ; « incontinence ».
En se basant sur l’article 1222-1 du code du travail, traitant de l’obligation de loyauté de l’employeur envers le salarié dans l’exécution de son contrat de travail, les juges ont considérés que ces propos vexatoires portaient atteinte à cette loyauté entraînant un manquement grave aux obligations de l’employeur.
Par cet arrêt, la Cour de cassation montre qu’un fait de harcèlement peut être punissable même s’il est unique et non répétée en utilisant le principe de loyauté de l’employeur et le manquement aux obligations contractuelles.
Une nouvelle voie pour le contentieux du harcèlement ? A suivre…
(Cour de cassation ; chambre sociale ; 7 février 2012 ; 10-18686)